1931
Naissance de Jean Verdun le 21 mars à Marcq-en-Baroeul (Nord) où son père, Henri Verdun, est substitut au Procureur de la République.
Sa mère, Jeanne, est la sœur d’André Diethelm dont la veuve, Jacqueline Diethelm, jouera un rôle déterminant dans les orientations de son neveu.
Jean est l’aîné de trois enfants : André (né en 1932) et Anne-Marie (1934).

1933
Henri Verdun est nommé Procureur de la République à Belfort. La famille le suit.

 

 

Déterminisme prénatal. Henri Verdun, étudiant, prend un abonnement au Théâtre du Vieux-Colombier pour la Saison 1923-1924.

1936
Henri Verdun est nommé avocat général à la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. La famille s’installe à Aix et y entraîne la bonne alsacienne, Nénène, qui a commencé à Belfort de prendre en charge les trois enfants et qui va persécuter Jean jusqu’en 1945.

1939
La famille passe les vacances d’été sur la côte d’Azur. Jean y fait la connaissance de Nicole Fabre. Fin août, des gendarmes viennent chercher Henri Verdun sur son lieu de vacances. Il est mobilisé dans la Justice militaire et va partir immédiatement à proximité du front.



 

 

1942 Henri Verdun est nommé Président de Chambre à la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.
Le 10 août, Jean part à bicyclette avec ses parents pour passer la journée chez des amis dans les environs d’Aix. Ces amis le retiennent chez eux pour quelques jours. Il fait alors la connaissance de la jeune Michèle, de six ans son aînée. Jean écrira plus tard dans L’Enfant nu que ce 10 août 1942 a été sa vraie date de naissance.

"Tu n'as jamais été un petit garçon sec et mesquin, une tête à gifles. Je te vois à quatre ou cinq ans, fin et tant de sensibilité figée sur le visage, à sept ans, neuf ans, avec ce teint blême et transparent, l'inquiétude tendre du regard et un corps fragile, flottant dans des habits trop grands, un sourire timide et craintif, tant de fierté naturelle, malgré une si chétive, si pauvre apparence." (extrait des commentaires de Michèle après sa lecture du manuscrit de L'Enfant nu).


1944
18 janvier : assassinat du Président Verdun. Dès lors, Jean n’aura plus qu’une idée en tête : changer de famille et se faire adopter par les parents de Michèle.


Palais de Justice d'Aix-en-Provence : la Salle des pas perdus. Sous la statue de Mirabeau, le cercueil du Président Henri Verdun est veillé par une haie de gardes mobiles et les magistrats de la Cour d'Appel en robes rouges et toges d'hermine.

 


1945
Jean réussit à se faire inviter pour tout l’été au domaine de la Trévaresse, vaste propriété des environs d’Aix où séjournent les parents de Michèle. Les deux jeunes amants y donneront le change et parviennent à ne pas alerter tout de suite leurs familles respectives. Michèle a entrepris de recommencer à zéro toute l’éducation de Jean qu’elle juge déplorable. Pages d’écriture, leçons de musique,
lectures de poèmes, longues marches dans le domaine, exploration de la région à bicyclette. À la fin de l’été, Jean rédige ses premiers textes et ne cessera plus jamais d’écrire.

1946
Pour le séparer de Michèle, Jean est mis en pension au lycée de Digne, mais son amie va le rejoindre toutes les fins de semaine.
Ils dorment à l’hôtel du Grand Paris. Une conjuration familiale finira par éloigner provisoirement Michèle.



 

1949
Jean a passé quatre ans au lycée de Digne. Libéré, il retourne à Aix-en-Provence chez sa mère et s’inscrit à la Faculté de Droit. Il se passionne pour le surréalisme, écrit deux pièces de théâtre et retrouve Michèle.
Antonin Fabre, le père de Nicole, le recrute pour sa compagnie de théâtre amateur « Les Quatre dauphins ». Nicole et Jean jouent « On ne badine pas avec l’amour » dans la grande salle du casino d’Aix. Ils y sont remarqués par Gaston Baty avec lequel ils auront de longues conversations sur le théâtre, la scène, l’acteur et la marionnette.

1950
Nicole et Jean partent vivre à Paris, séparément mais en même temps. Nicole s’inscrit au cours Simon et prépare le concours d’entrée au Conservatoire.
Jean gagne sa vie dans une compagnie d’assurance tout en continuant ses études de droit. Il écrit deux pièces de théâtre, maladroites et immatures, ainsi qu’une adaptation de Les Liaisons dangereuses qu’il soumet à Gaston Baty.


1951
Nicole et Jean se marient au Tholonet, petit village au pied de la Montagne Sainte-Victoire où la famille Fabre a passé les années de la guerre.

1952
Naissance de Nathalie, fille de Nicole et de Jean. Pour se libérer de la monotonie de l’assurance, Jean entre à la Compagnie des Tracteurs Ferguson (avant la fusion de Massey et de Ferguson) pour y travailler au journal mensuel de la compagnie dont le tirage dépasse 200.000 exemplaires.
Cette découverte des questions propres à l’agriculture en plein développement est le début d’un rapport privilégié entre Jean et le monde agricole qui durera 40 ans.


 



 

1954
Licencié après la fusion de Massey et de Ferguson, Jean devient chef de publicité des moissonneuses-batteuses Claas à Courbevoie et il achète son premier scooter Vespa.
Nicole et Jean vont deux à trois fois par semaine au théâtre. Ils ont l’ambition et l’appétit de tout voir, mais ils ne lisent jamais les critiques. Très passionné, Jean veut juger du théâtre par lui-même sans se laisser influencer.

1955
Jean est recruté par la Confédération des betteraviers pour animer la publicité des carburants à base de 15% d’alcool, ce qui le conduira sur les divers circuits nationaux de compétition automobile, en particulier celui des "24 heures du Mans".
Délaissant l’écriture théâtrale, pour laquelle il ne se sent pas mûr, Jean écrit son premier roman.


1956
En février, parution du roman Les Jeunes loups (Julliard).
Jean, pupille de la nation, pensait pouvoir échapper au service militaire malgré la guerre d’Algérie. En novembre, il est tout de même appelé à l’armée Son exemption a été annulée car la mention « mort pour la France » n’avait pas été portée sur le certificat de décès de son père en 1944. Jean engage alors les démarches pour obtenir cette inscription. Elles dureront trois ans. Quand la mention sera enfin portée sur le certificat de décès, le sergent-chef Jean Verdun aura été retenu abusivement 29 mois dans l’armée.
Pendant ces années, sa fille Nathalie a vécu chez ses grands-parents à Aix-en-Provence et au Tholonet. Les Fabre y ont aménagé une maison, dite de campagne, après avoir vendu la leur au peintre André Masson qui devient ainsi leur voisin et dont Jean fera la connaissance avec une intense curiosité.

 


1956


Dès qu'il a une permission, Jean se précipite à Aix-en-Provence
pour voir sa fille Nathalie.

1959
Aussitôt libéré de l’armée, Jean publie son roman, L’École de Paris, écrit au camp de Brétigny-sur-Orge.
Ne retrouvant pas de poste dans le milieu agricole, Jean entre au siège de la Compagnie Air Algérie comme attaché de direction. Il y est chargé de la communication et du secrétariat du directeur général, sénateur gaulliste et futur ministre des Armées, Jacques Soufflet. Jean se rend régulièrement dans l’Algérie en guerre, parfois pour une seule journée, et il se familiarise avec le Sénat. Il prête évidemment sa plume à son patron pour rédiger ses rapports de commission et sa correspondance.

1960
Jean, toujours salarié à Air Algérie, est amené à suivre de plus en plus près la situation en Algérie. Ses fonctions le conduisent à lire attentivement la presse pour attirer l’attention de son directeur sur tout ce qui lui paraît la mériter.
Parution du roman Retournons rue Montorgueil.



1959


1960


1961


1961


1961
Jean quitte Air Algérie pour entrer dans une petite agence de communication agricole, Prospecta, qui se transformera plus tard en Promega. Elle deviendra sous la direction de Jean la première agence française spécialisée en agriculture. Jean y restera 32 ans jusqu’à sa retraite professionnelle en 1993.
Parution de Brumaire, roman historique inspiré à Jean par le coup d’État de 1958.

1962
Nicole et Jean louent à un agriculteur une petite maison à Reuil-sur-Brèche dans l’Oise. Ils s’y rendront désormais chaque fin de semaine et y feront de longues marches dans les champs. Nicole lit et jardine. Nathalie, leur fille, monte à cheval dans un manège de Beauvais. Jean teste auprès des exploitants du village ses campagnes d’information ou de publicité agricoles, mais c’est surtout dans la maison de Reuil que Jean écrira en une dizaine d’heures chaque week-end pendant dix ans ses trois prochains livres :
La Soirée chez Ramon, L’Enfant nu et Les Chroniques de l’Abbaye.


1963
Parution du roman La Soirée chez Ramon.

1965
Jean est initié apprenti franc-maçon à la Loge "La Nouvelle Jérusalem" de la Grande Loge de France. Commence alors la très longue histoire de Jean Verdun et la Franc-Maçonnerie.

1966
Parution de L’Enfant nu, long et scrupuleux récit autobiographique, camouflé en roman à la demande de Michèle.


1963


1966


1968
Spectateur attentif mais détaché de Mai 68, Jean fait les efforts nécessaires pour mieux pénétrer le domaine agricole dont il va devenir un vraiment bon spécialiste.
Dès la parution de L’Enfant nu, Jean commence l’écriture des Chroniques de l’Abbaye. Elles lui prendront cinq ans.

1971
Choisi par sa Loge d’affiliation, "Le Sphynx" de l’île Maurice, Jean devient député en convent. Il commence à s’intéresser aux arcanes de la Grande Loge de France et de ses diverses commissions. Il reste néanmoins un franc-maçon très discret. Seuls ses proches, et même pas tous, ont appris son appartenance


1973
Mort d’Antonin Fabre, père de Nicole et un vrai père pour Jean depuis 1951. Jean lui doit le fond de sa culture classique, sa connaissance du monde antique, son profond respect des grands textes et sa vision du théâtre comme une manifestation du sacré.
Les Chroniques de l’Abbaye ont été refusées par Julliard , son éditeur depuis 1956, et par plusieurs autres grands éditeurs. Jean en est stupéfait. Il réagit en lançant une souscription assez rapidement couverte et le livre paraît en édition numérotée sur beau papier.
Parallèlement, les Éditions Robert Laffont publient son roman Mille Matins d’été .

I974
Parution du roman, L’Amour de loin, minutieusement préparé à l’ïle Maurice comme on repère des extérieurs avant le tournage d’un film.
À Paris, Jean est élu Vénérable de sa loge-mère et, selon l’usage, le restera trois ans.

 

Une des dernières photos
d'Antonin Fabre, professeur et acteur.



1973


1973

1974

1977
Au convent de septembre, Jean est élu au Conseil fédéral et il prend pour trois ans la lourde charge du Grand Secrétariat de la Grande Loge de France.


1979

En juillet, dernier séjour à l’Ile Maurice avec Nicole. À la fin août, le jour-même où Jean est venu la chercher au Tholonet pour rentrer avec elle à Paris, Nicole meurt brutalement d’une rupture d’anévrisme.
Dès lors, Jean se laisse absorber quinze heures chaque jour par son travail à l’agence Promega et par ses fonctions de Grand Secrétaire de la Grande Loge de France.

1980
Jean écrit "L’Orient éternel", dernier chapitre de La Réalité maçonnique, qui paraîtra en 1982.
Parution du roman Le Carnaval du Père-Lachaise, écrit avant la mort de Nicole et qu’elle a lu pendant leurs vacances à l’île Maurice.
Au convent de septembre, Jean descend de sa charge de Grand Secrétaire. Il l’a tenue trois ans.

1981
En septembre, Jean est élu par le convent Grand Maître adjoint de la Grande Loge de France, fonction qu’il va exercer trois ans sous deux Grands Maîtres successifs, ses amis, Georges Marcou et Henri-Tort Nouguès.


Jean, Grand Maître adjoint, avec Georges Marcou, Grand Maître de la Grande Loge de France.
(Photo Lot)


1980


1982

1982
Parution de La Réalité maçonnique. Le succès immédiat de ce livre, très nouveau de ton et d’esprit, entraîne son auteur à multiplier ses conférences dans les loges de France, Belgique et Suisse.
Jean Verdun se lie d’une profonde amitié avec Georges Neslany, qui sera bientôt Grand Maître de la Grande Loge de Belgique. Leurs nombreux entretiens au "Trait d’Union", propriété de Georges aux environs de Gand, contribueront fortement à donner de nouvelles orientations à la Franc-Maçonnerie continentale européenne des années 2000.


1984
Nathalie part s’installer au Chili avec ses deux filles, Laetitia, cinq ans, et Matilde, deux ans.
En septembre, Jean descend de sa charge de Grand Maître adjoint. Il entre en campagne électorale d’un an pour la Grande Maîtrise.


1985
Jean est élu Grand Maître de la Grande Loge de France sur un vaste programme de réformes, un plan immobilier et un repositionnement international de son obédience.
Il est nommé membre d’honneur de la Grande Loge de Belgique.

1986
Jean, qui a fait la connaissance de Laurencine Lot, photographe de théâtre, revient à tous ses moments de liberté vers ce qui fut la soif de ses premières années à Paris : le théâtre. Il se sent enfin assez mûr pour l’écriture théâtrale dont Antonin Fabre lui disait qu’elle est la plus dangereuse de toutes.
Il publie L’Architecte, pièce qui sera représentée pour la première fois six ans plus tard.




1986


1987
1987
À mi-course d’une très active Grande Maîtrise de trois longues années, Jean effectue de nombreux voyages maçonniques officiels dans une douzaine de pays d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Europe et de l’Océan indien. Il parcourt aussi la France pour faire adopter ses projets immobiliers et un ensemble de réformes constitutionnelles et réglementaires qui seront votées par le convent de septembre.



1990

 

1988
Après trois ans d’activités intenses, Jean achève son mandat de Grand Maître et se livre dès lors avec bonheur à une intense écriture théâtrale. Il continuera de siéger de droit au Conseil fédéral avec voix consultative et il effectuera encore quelques missions à l’étranger que lui confieront ses successeurs, mais il limite ses conférences dans les loges.

1990
Parution des Carnets d’un Grand Maître, qui couvrent la période 1984-1988.
Jean intensifie son travail à l’agence Promega.


1992
Mariage de Jean et de Laurencine Lot.

1993
Les éditions du Rocher publient Chroniques de l’Abbaye, qui avaient fait l’objet d’une souscription pour une publication à tirage limité vingt ans plus tôt.
La pièce L’Architecte est créée par le Centre dramatique national de Franche-Comté dans une mise en scène de René Loyon avec Jean-Claude Drouot dans le rôle-titre.

 

En janvier 1992, Jean épouse la photographe Laurencine Lot.

 


1994 - 1999
1994
Jean prend sa retraite de Promega, pour se consacrer entièrement à l’écriture théâtrale. Il va presque aussi souvent au théâtre qu’il y allait dans les années 50. Il achève sa pièce L’Alibi d’amour, qui paraîtra en 1999.

 

Jean-Claude Drouot, créateur du rôle du Maître dans L'Architecte. (Photo Lot)

1995
Reprise de L’Architecte pour une tournée en France, Belgique et Suisse.
Une grave crise secoue l’ensemble des obédiences maçonniques françaises.
Jean refuse d’assister en juin à la cérémonie du centenaire de la Grande Loge de France où sera jouée sa pièce de circonstance "L’impromptu du Centenaire".
Il dénonce le comportement de plusieurs dignitaires.
En septembre, il apprend que la crise atteint aussi les autres obédiences.

1996
Jean a terminé sa pièce Royal Au-delà, qui est mise en espace et présentée au Théâtre Montparnasse.
Il publie par ailleurs Le Franc-Maçon récalcitrant, dénonciation des dérives constatées l’année précédente. Le livre est très mal reçu à la Grande Loge.



1996

 

1997
Traduit en justice maçonnique pour violation du secret maçonnique dans son livre Le Franc-Maçon récalcitrant, Jean Verdun est suspendu pour un an de ses droits maçonniques et interdit à vie de publication sur un sujet concernant la Grande Loge de France sous peine de radiation définitive.
Scandalisé par ce verdict, le Grand Orient de Belgique invite Jean à venir s’expliquer à Bruxelles devant une très nombreuse assistance et en présence de son Grand maître. La Grande Loge de Belgique maintient Jean Verdun membre d’honneur. Des témoignages de sympathie et d’encouragement lui parviennent de l’ensemble des obédiences françaises.


Jean et Jacquotte à Belle-Isle-en-Mer (Photo Lot).

à Prague en 1996 (Photo Lot).


1998
Jean démissionne de la Grande Loge et demande l’hospitalité à une loge du Grand Orient de France.
Lors de la cérémonie d’affiliation dans le grand temple et devant une très nombreuses assistance, Jean définit sa position et livre sa vision de l’avenir des loges. Elle s’inscrit parfaitement dans la volonté de renouveau manifesté par les responsables du Grand Orient.
En vue de leur publication, Jean travaille et retravaille les différentes pièces de théâtre qu’il a écrites depuis le début des années 80.



2000


2001


2001


2001


1999
Parution de L’Alibi d’amour.

2000
Parution de Retour au bercail. La pièce d’inspiration agricole est présentée au Théâtre de Chartres, dans une mise en espace de René Loyon.

2001
Parution en février chez Albin Michel de La Nouvelle Réalité maçonnique où Jean Verdun donne le texte du jugement qui l’a condamné. Il y prend vivement parti contre le système de domination sur la Grande Loge de France des prétendus hauts-grades maçonniques.
En mai, parution de sa pièce L’Empereur de rien, dont l’idée et la toute première écriture remontent au milieu des années 70.
En octobre, après les attentats du 11 septembre à New York, Jean décide d’accélérer la parution de sa pièce Mieux que nos pères écrite au printemps précédent. Laurencine Lot envoie un exemplaire à Robert Cohen, professeur de théâtre et metteur en scène à Los Angeles


Jean Verdun et Robert Cohen, traducteur et metteur en scène de Mieux que nos pères sous le titre de Tibi's Law (Photo Lot).

2002
Robert Cohen demande les droits de Mieux que nos pères pour les U.S.A. L’année se passera en échanges de courriers entre Los Angeles et Paris pour la mise au point d’une traduction minutieuse.
En mars et avril, nouvelle présentation de L’Architecte au Théâtre royal du Parc à Bruxelles dans une scénographie de Jean-Marie Fievez, mise en scène de Jean-Claude Idée, avec Yves Larec dans le rôle-titre et Colette Emmanuelle dans le rôle de la Veuve.
Jean accompagne le Grand Maître du Grand Orient de France à Bruxelles pour une réunion de 35 obédiences européennes et africaines organisée et présidée par la Grande Loge de Belgique. Cette manifestation est l’aboutissement d’un travail de 20 ans de Jean et de son ami Georges Neslany. "Je ne pensais que cela réussirait de notre vivant", confie Georges à Jean.
En septembre, parution de Royal Au-delà, pièce écrite au début des années 90, et en octobre de Lumière sur La Franc-Maçonnerie universelle.


2002


2002


2003


2003


2003
En mars, parution de la pièce Bébé-Fleur.
En avril et mai, Mieux que nos
pères est représentée sous le titre de Tibi’s Law au Stages Theatre de Hollywood avec Saul Williams dans le rôle de Tibi et Erinn Anova, dans celui de Mara, mise en scène de Robert Cohen, traduction de Robert Cohen et David Carroll.
Pour son interprétation du rôle de Tibi, Saul Williams reçoit le prix du meilleur acteur de théâtre 2003
(Best Actor of the Year Award).
En décembre, parution de À l’Abbaye
(Detrad), adaptation théâtrale d’une suite aux Chroniques de l’Abbaye, thème récurrent chez l’auteur depuis 1973.



2004

2005

2004
En juin, parution de La Jeune Fille honteuse, pièce qui a près de dix ans et témoigne de l’attention que Jean a toujours prêté à la peinture et aux peintres.
En octobre, Jean accepte pour la première fois depuis neuf ans de prononcer une conférence au siège de la Grande Loge de France. Il y est reçu avec chaleur et les honneurs mérités par son passé dans l’obédience., mais il ne cède pas sur la position qu’il a prise au sujet des hauts-grades.
En novembre, Jean se rend à Angers pour assister aux premières répétitions en décor et costumes de Tibi (titre retenu par la Compagnie du Troisième Œil de préférence à Mieux que nos pères) : dans une mise en scène de Régis Lang, Bruno Netter joue le rôle de Tibi et Monica Companys celui de Mara.
En ce même mois de novembre, Tibi’s Law est représentée à Accra au Ghana dans une mise en scène de Mohammed Ben Abdallah.
En décembre, Plays international, revue londonienne sur le théâtre, consacre 14 pages à Tibi’s Law.

2005
Parution de Grand Jour d’espoir au Cap Misène. Cela porte à 10 le nombre des pièces de théâtre écrites depuis 1983.

2007 Tibi ou Mieux que nos pères est joué pendant tout le Festival d'Avignon par la Compagnie du 3ème Oeil avec Bruno Netter dans le rôle de Tibi.

2008 Réédition par les Editions Luc Pire de La Réalité maçonnique augmentée de "Rêve ou Réalité ?" par l'auteur, et d'une postface de Georges Neslany, ancien Grand Maître de la Grande Loge de Belgique.


Livre culte. Un classique de la Franc-Maçonnerie. Une oeuvre d'écrivain enthousiaste et réfléchi. À offrir en toute priorité aux profanes et nouveaux initiés. II m'a décidé d'entrer en loge. II est devenu mon livre de chevet.
Il a permis a mon mari de comprendre pourquoi je suis franc-maçonne.
Un ouvrage au-dessus des querelles et de la politique. Sa fin m'a bouleversé. Voilà quelques-uns des, très nombreux témoignages adressés à I'auteur au fil des années. Vingt-cinq ans après sa parution, ce livre fait toujours référence dans toutes les obédiences maçonniques francophones.
On aime son écriture, sa simplicité, sa lucidité, son humour.
Cette réédition du texte de 1982 est suivie d'une mise au point de l'auteur. (Texte de 4ème de couverture).
Éditions Luc pire 208 pages 14,8 x 20 cm
ISBN 97828741 571 27

2009
Jean accueille sur son site L'Affaire du Luberon - Scènes de la vie maçonnique . Il s'agit d'un feuilleton hebdomadaire en quinze épisodes diffusé très largement sur internet à partir du 3 avril 2009.


Parution du nouveau livre de Jean Verdun avec Laurencine Lot aux Editions Aubéron :
Sainte-Victoire Magique Montagne

Avant-propos : Anatoli Vassiliev

Novembre 2011 : deux rééditions

"L’Enfant nu"
Avertissement de l'auteur
"La Réalité maçonnique"
Voyage initiatique au cœur des Loges

Mes belles mais difficiles amours avec Michèle sont allées de 1942 à 1950. Une longue amitié a suivi.
En 1963, après avoir publié cinq romans et avec l’accord de Michèle, je commence le récit fidèle, cruel, méticuleux de notre histoire : une écriture au scalpel, qui vaudra par son exactitude. Surtout pas un roman de plus, mais un inventaire.
Michèle, qui lit le manuscrit, l’authentifie. « Oui, c’est bien cela que nous avons vécu. » Et je signe pour L’Enfant nu mon sixième contrat avec les Éditions Julliard, dirigées par Christian Bourgois.
Document sur l’enfance ? récit autobiographique ? autopsie d’un adolescent? C’est pourtant sous la forme d’un roman que mon texte paraîtra en 1966.
« Votre histoire, brûlante et glacée, me dit mon éditeur, est tellement insolite ou invraisemblable que critiques et lecteurs refuseront d’y croire. À quoi bon trancher entre fiction et réalité ? La littérature les a toujours mariées. » Michèle aussi fait pression sur moi : famille, mari, sa fille…
Je cède. Pas sur le texte lui-même. Je ne modifie rien, mais je change les noms de lieux et de personnes.
La présente édition revient à l’authenticité voulue au départ. Les noms de lieux et de personnes sont rétablis. Les commentaires de Michèle en début de chapitres et quelques notes explicatives relèvent du même esprit de transparence.
Voici donc l’orphelin, l’enfant désarmé, nu, tel qu’il fut à Aix, à Digne, à Marseille, à La Trévaresse…
(Editions Aubéron, 23 euros)

Trois décennies après sa première parution, ce
livre-témoignage, simple et limpide, fait toujours
référence dans toutes les obédiences maçonniques
francophones.
Récit et approfondissement d’une expérience vécue, il
nous met en relation directe avec la vie en loge. Il est une
source privilégiée d’informations et de réflexion pour
toutes celles et ceux qui, déjà initiés ou non, s’intéressent
à la Franc-Maçonnerie traditionnelle et aux valeurs
qu’elle transmet.
Le classique de la Franc-Maçonnerie à
nouveau réédité, avec une introduction inédite de Pierre
Mollier, directeur du service Bibliothèque-Archives-.
Musée du Grand Orient de France.
Un livre culte, idéal pour découvrir, comprendre
et approfondir la Franc-maçonnerie.
Déjà plusieurs dizaines de milliers de lecteurs.

(La Renaissance du livre, Collection Espace vital, 14 euros)


2013 "Rhapsodie en bleu" et "La Loi de Tibi"

"La Loi de Tibi"
est jouée
par Jean-Michel Martial,
Virginie Emane
ou Karine Pédurand :
- en Guyane et Guadeloupe
- au Festival d'Avignon, à la Chapelle du Verbe incarné en juillet 2013
- à Paris, au Théâtre de Ménilmontant,
tous les mercredis
d'octobre, novembre et décembre 2013

à 21 heures.

"Rhapsodie en bleu"
Voyage initiatique autour des Loges bleues.
Jean n'avait plus publié d'ouvrages maçonniques depuis "Lumière sur la franc-maçonnerie universelle" en 2002.
Paru en septembre 2013 chez Dervy, "Rhapsodie en bleu" est un livre tout à fait original sur les loges des trois degrés essentiels de la Franc-Maçonnerie (Apprentis, Compagnons et Maîtres) constituant les Loges dites bleues.

Les réactions à ce nouveau livre sont très contrastées. Il enthousiasme les partisans d'une Franc-Maçonnerie vivante et, selon sa tradition profonde, en perpétuelle évolution.
Il irrite au contraire les tenants d'une Franc-Maçonnerie conservatrice, dominée par l'autoritarisme des hauts-grades.
L'Institut maçonnique de France (IMS) a présenté "Rhapsodie en bleu" de la façon suivante :

"Parmi la très (trop?) importante production de centaines d'ouvrages sur la franc-maçonnerie, on peut compter sur les doigts des deux mains les titres qui font date. Ce fut le cas de La réalité maçonnique et de La nouvelle réalité maçonnique de Jean Verdun. C'est pourquoi tout nouvel opus de cet auteur et personnalité maçonnique, dont la liberté de parole est connue dans les milieux maçonniques, après quarante ans de présence sur les colonnes des loges bleues, dont il est un ardent défenseur, considérant que « le grade de maître se suffit à lui-même » est, en soi, un événement .
L'ouvrage est un patchwork d'entretiens, de conférences, de textes de réflexion, qui va de « L'Art royal et l'Architecture des Lumières » à « L'éloge de la bâtardise » en passant par « La théâtralisation des rituels maçonniques ». Loin d'être le patchwork un peu décousu inhérent à ce type d'ouvrage, Rhapsodie en bleu montre en quinze articles la grande cohérence de la pensée de l'auteur et montre l'unité de son cheminement sous de multiples facettes.
Cela fait longtemps que Jean Verdun a « retrouvé la parole », cette parole qui oblige l'apprenti à déconstruire sa vision du monde et de lui-même, le compagnon à faire un pas de côté et le maître à mourir et renaître. Cette parole, libre, forcément libre, peut apparaître parfois iconoclaste, mais il faut un grand talent d'écriture, et Jean Verdun n'en manque pas, pour être capable, par exemple, de parler avec une grande pertinence de « La fonction sociale du symbolisme » à travers l'itinéraire du chanteur Renaud... Mais c'est, justement, ce caractère iconoclaste et décalé qui oblige le lecteur à penser autrement.
Et puis, il faut le dire, Jean Verdun est un excellent «conteur» et raconteur d'histoires. Le ton est familier et Jean Verdun a cette rare qualité que peu d'auteurs maçonniques possèdent, qui est de parler simplement de choses complexes. Lire Jean Verdun, c'est en fait écouter un « vieux sage » parler, sur le ton de la confidence, de son vécu maçonnique, de la réflexion qu'a suscité la maçonnerie en lui et c'est instructif et passionnant à la fois. Qu'il s'agisse de sa contribution au débat qui agitent les obédiences françaises sur la notion de régularité, (Note confidentielle à la Grande Maitresse) ou de la théâtralisation des rituels, quels que soient les centres d'intérêt prioritaire du lecteur, la lecture des articles est bénéfique et il y reçoit, selon la formule consacrée, largement son salaire.
Vous l'avez compris, la lecture de cet ouvrage revigorant, allègre, vif, d'un homme libre, est de celle qui redonne espoir à tous les membres de quelque obédience que ce soit, qui parfois sont déçus par le fonctionnement maçonnique. Jean Verdun donne à tous une «leçon» de maçonnerie." 

2014 Prix spécial du Jury au Salon maçonnique du livre

15 novembre 2014

Salon maçonnique du livre. Daniel Keller, Grand Maître du Grand Orient de France, et Roger Dachez, Président de l'Institut maçonnique de France, remettent à Jean Verdun le Prix spécial du Jury pour l'ensemble de son oeuvre. /Photo Lot

Sortie en librairie le 18 mars 2015 La franc-maçonne du Luberon

Une jeune femme a disparu dans le Luberon. Qui était-elle ?

Dans la petite ville de La Roquebrussanne, l’enquête en cours semble mettre en cause des francs-maçons.
Secrétaire de sa loge, Titou, le narrateur, est chargé de rapporter par écrit tout ce qui se découvre sur cette affaire.
Des francs- maçons attaqués ? Soupçonnés ? Calomniés ? Par qui ? Pourquoi ?

Scènes de la vie maçonnique, roman ou témoignage ? Les deux. « Titou, c’est moi », dit Jean Verdun.
Un récit passionnant, riche d’informations et de vie. On y voit la franc-maçonnerie et ses loges telles qu’elles sont réellement aujourd’hui.

-----Editions retrouvées (www.editions-retrouvées.fr) 14 euros -----